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Le retour en France… un dernier regard sur le Qatar 10 février 2009

Posted by Isabelle in Ici ou ailleurs....
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Une année s’est presque écoulée depuis mon arrivée à Doha, au Qatar. Après avoir dressé un petit bilan, après 6 mois passés ici, j’aimerai poser à nouveau un regard sur l’année passée, sur le pays, l’expatriation, d’autant plus que notre retour s’annonce définitif, pour des raisons professionnelles. Demain, nous reprenons l’avion pour Paris.

J’ai précédemment évoqué les conditions climatiques et l’environnement général du Qatar, j’avoue avoir été soulagée et agréablement surprise lorsque l’automne s’est montré, vers la fin du mois d’octobre. Les températures sont descendues sous les 30°C et le vent a permis de supporter le soleil et la chaleur. C’était le moment idéal pour profiter des quelques endroits ombragés de la ville (parc, corniche, terrasse d’hôtel le soir…) et faire des excursions à la journée dans le pays.

Ce fut l’occasion de découvrir les quelques attraits patrimoniaux qataris. Moi qui travaille dans le domaine patrimonial et culturel et qui apprécie à titre personnel de découvrir et visiter les lieux et monuments de l’histoire d’un pays ou d’une ville, je me suis lancée à la découverte des quelques endroits répertoriés sur le site du Patrimoine du Qatar (Heritage of Qatar). Ils sont bien indiqués sur le site (coordonnées GPS, utiles pour repérer l’endroit exact, sur Google Earth notamment) mais pas sur place où aucun panneau indicateur n’est installé. Certains lieux sont bien conservés et restaurés (le Fort de Zubarah, les tours Barzan) mais tous manquent cruellement d’une mise en valeur – sauf les lieux très fréquentés (le Souq Waqif, le musée des arts islamiques de Doha). Ce n’est pourtant pas les crédits qui manquent mais ils ne sont pas utilisés pour valoriser les quelques éléments du patrimoine qui, même s’ils sont récents ou paraissent un peu miséreux par rapport aux projets tels que l’île artificielle de la Perle (The Pearl) ou le quartier de West Bay, constituent à jamais des parties de la mémoire collective des Qataris. En France, dans les petites villes, on apprend à préserver ces lieux et monuments même s’ils ne ressemblent pas à Versailles ou Vaux-le-Vicomte.

Une chose parmi d’autres m’a particulièrement frappée – sans doute plus qu’avant parce que je suis devenue maman, ce sont les enfants qui ne sont ni dans un siège spécial ni attachés dans les voitures. Pourtant il y a beaucoup de magasins d’équipements pour les jeunes enfants. En matière de précaution et de sécurité, on ne manque pas d’information, entre internet, la télévision, la radio et la presse écrite ou le téléphone mobile, pourtant les enfants vont et viennent dans les voitures à toute allure sur les grands axes de la ville, ou sont assis sur les genoux des adultes – attachés eux. J’avoue que je ne comprends pas cela, d’autant qu’il y a beaucoup d’accidents de la circulation ici.

Au cours de cette année, j’ai aussi eu l’occasion d’observer certaines choses au sujet des expatriés, femmes et hommes, venus d’Asie (Inde, Philippines, Malaysie) ou d’Afrique de l’Est et de leur considération par les Qataris ou les expatriés venus du Proche et du Moyen Orient ou même des pays occidentaux. Je ne peux pas décrire tout ce qui se passe, seulement ce que j’ai vu et entendu. J’ai vu, plusieurs fois, un homme asiatique seul refoulé à l’entrée du centre commercial Le Villaggio, un vendredi, tandis qu’un Qatari seul y entrait sans problème, des gens siffler des employés asiatiques pour les appeler, des femmes asiatiques employées au service de familles Qataries, habillées de pyjamas rayés- tenue obligatoire fournie par la famille, ou portant les nombreux sacs de courses, ou un couple marié indien ne vivant pas sous le même toit car le mari était employé par le directeur de l’entreprise tandis que sa femme était l’employée à titre personnel de la femme du directeur, des employés de magasin asiatiques à qui on parlait avec mépris et condescendance. En visitant des appartements, nous avons constaté que certains lieux prévoyaient une chambre pour l’employé(e) de maison (maid) ou parfois une pièce sans fenêtre pouvant à peine contenir un lit, située derrière la cuisine et avant la buanderie. En novembre 2008, une loi était en préparation au sujet des employés de maison (Domestic workers) qui prévoyait, entre autres, de leur payer un salaire mensuel, de contribuer à leurs frais de santé et de ne pas leur imposer de travail contraire à leur dignité. Sans parler des conditions de travail et de vie des ouvriers des chantiers, dehors par 45-50°C et 90% d’humidité, en plein été, à respirer la poussière…

Je quitte le Qatar en songeant que cette année d’expatriation m’a appris beaucoup de choses, sur moi-même et jusqu’à quel point je sais m’adapter à un autre pays et à un autre mode de vie. Je sais quelle chance j’ai d’être née et de vivre en France. Je sais que tout n’y est pas parfait, je m’y sens mieux, voilà tout.

La route vers le Fort de Zubarah

En cas de projectile inopiné, petit accrochage ou accident de la circulation… 17 décembre 2008

Posted by Isabelle in Ici ou ailleurs....
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Le Qatar, et plus particulièrement Doha, est un pays où l’on peut être rapidement victime d’un accident de la circulation, d’un petit accrochage ou même d’un projectile inopiné! Votre voiture n’est pas à l’abri d’un incident de ce genre, vous pourriez même aussi érafler la carrosserie en sortant d’un parking.

Dans tous les cas de figure, il vous faut obtenir un rapport de police, sur place et sans bouger le(s) véhicule(s) si c’est un accident conséquent ou dans l’un des bureaux de police de la ville, le plus proche du lieu de l’incident. Dans notre cas, le pare-chocs avant du CR-V a été heurté par un morceau de pneu ou de métal projeté par une voiture venant en sens inverse sur un des grands axes en sortant de Doha. Pas de témoin (les voitures roulant à 100 km/h sur une voie rapide), pas de responsable, pas de victime et pas de poste de police aux alentours…

Quelques jours après, nous nous rendons au poste de police à l’entrée de la voie rapide pour obtenir le rapport de police. Après un certain temps, mon mari revient avec le rapport et m’apprend qu’il faut y revenir le lendemain, pour la partie administrative et fiscale. La seconde fois semble la bonne, il revient avec deux feuilles entièrement écrites en arabe (pas facile pour ceux qui ne le lisent pas).

Quelque temps après, je me rends chez le réparateur Honda, muni du rapport de police et des papiers de la voiture et du certificat de l’assurance. Là, j’apprends que le rapport de police n’est pas complet – il manque une signature et un tampon sur la seconde feuille! et qu’il me faudra ensuite aller chez l’assureur pour ouvrir un dossier et revenir ensuite avec une attestation pour commencer la réparation.

Le lendemain, je retourne au poste de police. Sur quatre agents, un seul parle anglais et me dit qu’il me faut des timbres fiscaux pour qu’il puisse signer et tamponner… Je m’exécute non sans avoir demandé pourquoi n’a t-on pas dit ceci à mon mari la première fois?

Ensuite je vais au bureau de l’assureur, en plein milieu des chantiers et de la poussière, je me gare assez loin, en créneau, en espérant que personne n’éraflera la voiture en passant pendant que je suis chez l’assureur (ce serait un comble!). Au bureau des accidents de la circulation, il n’y a que des hommes qui attendent… et des piles de dossiers blancs et roses, certaines jusqu’au plafond – de quoi faire frémir l’archiviste que je suis! Comme j’ai pris Iris dans mes bras, on me fait passer devant tout le monde, un qatari derrière son bureau ouvre un dossier rose, ordonne des photocopies du rapport de police, du certificat de l’assurance et du permis de route (équivalent de la carte grise) et me conduit vers un autre agent de la compagnie qui est là pour prendre le véhicule en photo et signer l’attestation pour les travaux. On repart donc vers la voiture, il prend ses photos et me tend mon papier.

Bilan: un projectile inopiné, trois demi journées de démarches administratives avant d’aller faire réparer…

Au cas où vous souhaiteriez acheter une voiture… 11 juin 2008

Posted by Isabelle in Ici ou ailleurs....
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… voici quelques choses à savoir !

Tout d’abord, il faut savoir que les accidents de la circulation sont communs à Doha, des chocs peuvent arriver n’importe quand car la plupart des conducteurs n’utilisent pas le clignotant lorsqu’ils changent de file, conduisent plus vite que la vitesse autorisée, ne respectent pas les règles aux rond-points ou les règles de priorité aux croisements ou ne laissent pas le passage quand ils y sont invités…

Quand on constate que la majorité des voitures sont des 4×4, on se rend compte qu’on doit en acheter un aussi, pour protéger sa famille et soi-même, en cas de choc ou pire!

J’ai toujours conduit de petites voitures, la dernière que j’avais était une Renault Twingo… imaginez-moi au volant d’une Jeep Cherokee, un Suzuki Grand Vitara, cherchant un Toyota Prado ou un Mitsubishi Pajero, et finalement acceptant d’acheter un Honda CR-V! Quel changement!

Notre “petit” CR-V tout neuf

Quand on trouve son bonheur, on est ensuite surpris du peu de choix qu’on a.

Il nous faut choisir entre l’option petite puissance, sièges en tissu et peu d’airbags ou l’option avec grande puissance, sièges en cuir et tous les airbags! Ainsi, sécurité rime avec luxe?

En Europe, on “construit” sa voiture et on paie le prix, ici on a des prix plus bas mais on prend ce qu’il y a.

Si vous avez un bébé et que vous l’emmenez dans la voiture sur le siège passager avant, vous verrez qu’ici vous ne pourrez pas désactiver l’airbag du siège avant pour y placer votre siège bébé. Ce n’est pas possible, un vendeur m’a même dit que c’était illégal de faire ainsi. Mais bien sûr, il y a l’air conditionné et les pare-soleil pour les protéger de la chaleur et du soleil.

Finalement, vous avez choisi votre voiture, vous avez de quoi payer et vous attendez votre contrat. Ne soyez pas déçus en voyant une impression de la liste descriptive de votre voiture et le vendeur vous demandant le paiement. Vous ne signez rien, vous payez d’abord, ensuite vous aurez votre voiture, après quelques jours pour l’immatriculation.

Et rappelez-vous de bien faire attention quand vous conduirez votre nouvelle voiture!

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